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« A vélo dans l'Himalaya »
Népal - Kathmandu - Daman - Hetauda - Chitwan - Pokhara - Tansen - Sunauli
Changement de décor, changement de culture...
C’est avec engouement que nous posons nos pieds sur le bitume népalais de l’aéroport de Katmandou. Cinq petits jours pour découvrir la ville et ses nombreuses facettes : le quartier de Thamel certes touristique mais animé et coloré, Dubar Square où se mélangent temples Hindou et Boudhiste ou encore la jolie banlieue de Patan. Nous avons eu la chance de rencontrer Marina, créatrice de Marina Paper, qui nous a longuement parlé de son expérience, de son histoire après 27 années au Népal. Après avoir longuement flâné dans les ruelles de Katmandou, il était temps pour nous de fuir le bruit incessant et la pollution de la vallée. Les masques de protection protègent tant bien que mal nos poumons et nous partons nous oxygéner dans les hauteurs. 300 km de bonheur où nous franchissons un col à 2488 mètres d’altitude afin de rejoindre le National Chitwan park et s’enfoncer quelques jours dans la jungle népalaise.
Après cet instant safari, nous continuons notre route vers Pokhara : 2ème ville du Népal. Imaginez un parfait triangle de montagnes couvertes par la neige et frappées par les vents de l’Himalaya. Imaginez un lac apaisé, reflétant parfaitement ces pics enneigés. Et maintenant imaginez un village incrusté le long de la rive où se mélangent touristes, trekkeurs et habitants locaux sous les chants continus du traditionnel : « Om Mani Padme Hum ». Vous voici à Pokhara. C’est dans cette petite ville charmante au pied des montagnes de l’Annapurna que nous avons pris quelques jours de repos durant le « street festival » avant de partir quelques jours en trekk se rapprocher des neiges éternelles. Le panorama est splendide, une tecktonik s’impose. Il est temps de reprendre nos montures afin de rejoindre la frontière avec l’Inde. Des visages, des échanges, des sourires bordent les routes sous le regard des cimes culminant à plus de 8000 mètres. Les montagnes s’éloignent et les plaines nous amènent à Sunali, ville frontière peu attachante. L’ambiance change radicalement, nous passons la nuit dans ce gettho ou personne n’inspire confiance...
L’oeil de Roulez Jeunesse
Le Népal qui sort tout juste d’une guerre civile nous a paru tout de même assez sûr. La présence de Maoïstes était discrète malgré quelques barrages le long des routes et les touristes qui font vivre une bonne partie de la population restent heureusement épargnés des conflits nationaux. La vallée de Katmandou, très habitée et très polluée, diffère totalement du reste du pays, pauvre mais pas miséreux. Les népalais, très accueillants, ont une façon de vivre calme et reposante que nous ressentons particulièrement dans les montagnes. Le pays se développe à petits pas en attendant plus de stabilité mais le cadre naturel qu’il propose lui permet de sortir la tête de l’eau grâce au tourisme. Ne serait ce pas par le « Bio » que le Népal pourrait tirer son épingle du jeu ?
On quitte le Népal après 19 jours d’extase, pleins de souvenirs, une entrepreneuse rencontrée et 500 km de vélo. Une seule chose à retenir, NEPAL (Never Ending Peace And Love) !
On vous souhaite une excellente année 2008.
Grégoire, Matthieu, Jean-Baptiste
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